PLF 2027 : le projet de loi de finances décrypté

Par la Rédaction Équilibre Ninja · Publié le · 9 min de lecture · Budget et lois de finances

PLF 2027 : déficit visé à 5 % du PIB, effort de 54 Md€, charge de la dette en hausse. Mesures, calendrier et débats parlementaires.

5,0 % de déficit public visé en 2027, contre 5,4 % en 2026

Chiffres : PLF et PLFSS 2027 (texte n° 3210), dossier de presse du 1er octobre 2026 ; Haut Conseil des finances publiques ; INSEE, comptes nationaux 2024, mis à jour le 31 octobre 2026.

Le PLF 2027, déposé à l’Assemblée nationale le 1er octobre 2026, vise à ramener le déficit public de 5,4 % à 5,0 % du PIB. Pour y parvenir, le gouvernement annonce un effort de 54 milliards d’euros, dont 43 milliards de mesures nouvelles. Mais la dette continue de grimper, vers 121,7 % du PIB, et ses intérêts avalent une bonne partie des économies. Voici les chiffres, les mesures classées selon qui les paie, et l’état d’avancement du texte au Parlement.

Les grands chiffres du PLF 2027 : déficit, dette, charge de la dette

Un projet de loi de finances repose d’abord sur un scénario économique. Celui du gouvernement table sur une croissance de 1 % en 2027, contre 0,5 % en 2026, et une inflation de 1,8 %. Ce point de départ compte : plus la croissance est forte, plus les recettes fiscales rentrent sans hausse d’impôt.

Le déficit public, qui mesure l’écart entre les dépenses et les recettes de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités, passerait de 5,4 % à 5,0 % du PIB. Sans mesures nouvelles, il se serait au contraire creusé d’environ un point de PIB, selon le gouvernement. D’où l’effort de 54 Md€ : il ne s’agit pas d’une baisse des dépenses par rapport à 2026, mais d’un écart par rapport à une trajectoire « à politique inchangée ». Les 54 Md€ comprennent 43 Md€ de mesures inscrites dans le PLF et le PLFSS, et environ 11 Md€ de mesures décidées les années précédentes qui montent en charge.

La dépense publique continuerait d’ailleurs à progresser en euros : d’environ 41 Md€, soit +2,3 % en valeur, selon le Haut Conseil des finances publiques. Rapportée au PIB, elle reculerait légèrement, de 57,1 % à 56,9 %, selon le gouvernement.

GraphiqueLe déficit public en % du PIB, 2000-2024 (dernière année constatée)en % du PIB
Le déficit public en % du PIB, 2000-2024 (dernière année constatée)Déficit public : 1,3 % en 2000, 5,8 % en 20240 %3 %5 %8 %10 %2000200520102015202020242009 : Crise financière2020 : Covid-19Déficit public, 2000 : 1,3 %Déficit public, 2001 : 1,4 %Déficit public, 2002 : 3,2 %Déficit public, 2003 : 4,1 %Déficit public, 2004 : 3,6 %Déficit public, 2005 : 3,5 %Déficit public, 2006 : 2,7 %Déficit public, 2007 : 3 %Déficit public, 2008 : 3,5 %Déficit public, 2009 : 7,4 %Déficit public, 2010 : 7,2 %Déficit public, 2011 : 5,3 %Déficit public, 2012 : 5,2 %Déficit public, 2013 : 4,9 %Déficit public, 2014 : 4,6 %Déficit public, 2015 : 3,9 %Déficit public, 2016 : 3,8 %Déficit public, 2017 : 3,4 %Déficit public, 2018 : 2,3 %Déficit public, 2019 : 2,4 %Déficit public, 2020 : 8,9 %Déficit public, 2021 : 6,6 %Déficit public, 2022 : 4,7 %Déficit public, 2023 : 5,4 %Déficit public, 2024 : 5,8 %5,8 %

Source : INSEE, comptes nationaux (Eurostat gov_10a_main, gov_10dd_edpt1)

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AnnéeDéficit public
20001,3 %
20011,4 %
20023,2 %
20034,1 %
20043,6 %
20053,5 %
20062,7 %
20073 %
20083,5 %
20097,4 %
20107,2 %
20115,3 %
20125,2 %
20134,9 %
20144,6 %
20153,9 %
20163,8 %
20173,4 %
20182,3 %
20192,4 %
20208,9 %
20216,6 %
20224,7 %
20235,4 %
20245,8 %

La dette publique, elle, continuerait de monter : 115,7 % du PIB fin 2025, 119,3 % fin 2026, 121,7 % fin 2027. Le gouvernement n’en prévoit la décrue qu’à partir de 2029. Pour comprendre d’où vient ce stock et qui le détient, voir notre dossier sur la dette publique de la France.

Le chiffre qui monte le plus vite est celui des intérêts. Selon le dossier de presse du gouvernement, la charge de la dette inscrite au budget de l’État passerait de 79,2 Md€ en 2026 à 91,2 Md€ en 2027. Pour l’ensemble des administrations publiques, l’INSEE a constaté 60,1 Md€ d’intérêts en 2024, dernière année connue, mesurés selon les règles de la comptabilité nationale : les deux montants ne se comparent pas directement. Le taux de l’emprunt d’État à dix ans atteignait 4,77 % début octobre 2026, et 4,84 % le 7 octobre, contre 3,3 % en février : chaque titre arrivant à échéance, souvent émis à taux bas, est refinancé par un titre plus cher.

GraphiqueLa charge d’intérêts des administrations publiques, 2005-2024milliards d’euros courants
La charge d’intérêts des administrations publiques, 2005-2024Charge d’intérêts : 47,8 Md€ en 2005, 60,1 Md€ en 2024020406080200620082010201220142016201820202024Charge d’intérêts, 2005 : 47,8 Md€Charge d’intérêts, 2006 : 48,1 Md€Charge d’intérêts, 2007 : 52,1 Md€Charge d’intérêts, 2008 : 57,2 Md€Charge d’intérêts, 2009 : 49,3 Md€Charge d’intérêts, 2010 : 50,7 Md€Charge d’intérêts, 2011 : 56 Md€Charge d’intérêts, 2012 : 54,9 Md€Charge d’intérêts, 2013 : 49,4 Md€Charge d’intérêts, 2014 : 47,3 Md€Charge d’intérêts, 2015 : 44,7 Md€Charge d’intérêts, 2016 : 42,4 Md€Charge d’intérêts, 2017 : 41 Md€Charge d’intérêts, 2018 : 41,7 Md€Charge d’intérêts, 2019 : 36,9 Md€Charge d’intérêts, 2020 : 29,7 Md€Charge d’intérêts, 2021 : 34,8 Md€Charge d’intérêts, 2022 : 50,9 Md€Charge d’intérêts, 2023 : 53,4 Md€Charge d’intérêts, 2024 : 60,1 Md€60,1 Md€

Source : INSEE, comptes nationaux (Eurostat gov_10a_main, gov_10dd_edpt1)

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AnnéeCharge d’intérêts
200547,8 Md€
200648,1 Md€
200752,1 Md€
200857,2 Md€
200949,3 Md€
201050,7 Md€
201156 Md€
201254,9 Md€
201349,4 Md€
201447,3 Md€
201544,7 Md€
201642,4 Md€
201741 Md€
201841,7 Md€
201936,9 Md€
202029,7 Md€
202134,8 Md€
202250,9 Md€
202353,4 Md€
202460,1 Md€

Les principales mesures du PLF 2027

Le texte ne relève pas les taux des grands impôts (impôt sur le revenu, TVA, impôt sur les sociétés), mais il cumule des mesures ciblées. Le Haut Conseil des finances publiques chiffre l’effort à environ 40 Md€ hors intérêts : 17 Md€ de recettes nouvelles et 23 Md€ de modération de la dépense. Les montants ci-dessous sont ceux annoncés par le gouvernement ; ils peuvent changer au fil des votes. Chacun peut être testé dans le jeu Équilibrer, qui part des comptes réels.

Pour les ménages

  • Retraités : les pensions supérieures à 1 260 € par mois ne seraient pas revalorisées comme l’inflation (environ 4,3 Md€, régimes de base et pensions publiques). Un sous-plafond de 3 000 € par foyer serait créé pour l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions, aujourd’hui plafonné à 4 439 € (1,4 Md€, 4,6 millions de foyers) ; la mesure a été retoquée par les députés dès les premiers débats à l’Assemblée.
  • Actifs : les indemnités journalières d’arrêt maladie seraient fiscalisées (1,4 Md€ avec la CSG associée), les indemnités de rupture davantage prélevées (0,8 Md€) et les arrêts maladie encadrés (environ 1 Md€).
  • Prestations : gel et recentrage des aides au logement (environ 0,6 Md€), gel de la prime d’activité (0,3 Md€), moindre revalorisation de certaines prestations familiales et de l’allocation de rentrée scolaire (1,1 Md€). Les minima sociaux, les prestations liées au handicap et les petites retraites resteraient indexés sur l’inflation.
  • Impôt sur le revenu : le barème est revalorisé, ce qui évite une hausse d’impôt liée à la seule inflation.
  • Consommation : fin du taux réduit de TVA sur la télévision linéaire (0,4 Md€) et nouvelle contribution sur certains produits sucrés (0,3 Md€).

Pour les entreprises

  • Grandes entreprises : la contribution exceptionnelle sur les bénéfices est prolongée d’un an à taux réduit, pour un rendement attendu de 5 Md€ en 2027 (7 Md€ en 2026).
  • Allègements de cotisations : le barème des exonérations sur les bas salaires est gelé (2,9 Md€) et la participation, l’intéressement et la prime de partage de la valeur entrent dans le calcul des allègements (3,7 Md€).
  • Secteurs ciblés : autoroutes et grandes infrastructures de transport (environ 0,8 Md€), transport maritime (0,3 Md€), industrie pharmaceutique par des baisses de prix et la maîtrise des volumes (environ 2 Md€).
  • Fraude : lutte contre la fraude à la TVA et généralisation de la facturation électronique (1 Md€).

Pour les collectivités

Les collectivités locales contribueraient à hauteur de 2,5 Md€, à travers une contribution progressive. Avec la réforme du fonds de compensation de la TVA et la limitation de certains concours de l’État, l’effort demandé atteindrait 5,5 Md€. Leurs ressources progresseraient malgré tout d’environ 5 Md€ (+1,7 %) par rapport à 2026, mais l’investissement local reculerait de 4,2 %, selon les estimations publiées.

Les missions en hausse, les missions en baisse

Le principe général est simple : hors défense, les crédits des ministères sont gelés en euros courants, ce qui revient à une baisse en volume compte tenu de l’inflation. Le point d’indice des fonctionnaires est lui aussi gelé (environ 2 Md€ d’économies). Quelques exceptions sont assumées.

PosteÉvolution annoncée pour 2027
Défense+6,5 Md€ de dépenses en 2027, selon le Haut Conseil des finances publiques
Intérieur (police, gendarmerie)+1 Md€, dont 970 policiers et 235 gendarmes supplémentaires
Justice+0,4 Md€
Sécurité civilemoyens en hausse de 25 %
Opérateurs (notamment France Compétences, Fonds chaleur, Anah, France Travail)environ 2,3 Md€ d’économies cumulées

À l’échelle de toute la dépense publique, les plus fortes progressions en 2027, après mesures, sont de +9 Md€ pour les retraites, +6,5 Md€ pour la défense, +5,5 Md€ pour la santé, d’après le Haut Conseil des finances publiques. Pour mesurer ces montants, il faut les rapporter aux grandes masses de l’État : en 2024, la mission Défense a dépensé 58,4 Md€ et l’enseignement scolaire 84,2 Md€.

GraphiqueLes plus gros postes de l’État en 2024 (dépense exécutée)592,3 Md€ au total, en 2024
  1. Enseignement scolaire84,2 Md€ 14,2 %
  2. Agences de l’État et ajustements comptables75,1 Md€ 12,7 %
  3. Retraites des fonctionnaires de l’État67,9 Md€ 11,5 %
  4. Engagements financiers de l’État58,6 Md€ 9,9 %
  5. Défense58,4 Md€ 9,9 %
  6. Recherche et enseignement supérieur31 Md€ 5,2 %
  7. Solidarité, insertion et égalité des chances30,6 Md€ 5,2 %
  8. Sécurités25,3 Md€ 4,3 %
  9. Écologie, développement et mobilité durables23,3 Md€ 3,9 %
  10. Autres (25 postes)137,9 Md€ 23,3 %

Source : Eurostat, comptes des administrations publiques (gov_10a_main), France, par sous-secteur · Tout le détail dans l’Explorer

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PosteMontantPart
Enseignement scolaire84,2 Md€14,2 %
Agences de l’État et ajustements comptables75,1 Md€12,7 %
Retraites des fonctionnaires de l’État67,9 Md€11,5 %
Engagements financiers de l’État58,6 Md€9,9 %
Défense58,4 Md€9,9 %
Recherche et enseignement supérieur31 Md€5,2 %
Solidarité, insertion et égalité des chances30,6 Md€5,2 %
Sécurités25,3 Md€4,3 %
Écologie, développement et mobilité durables23,3 Md€3,9 %
Autres (25 postes)137,9 Md€23,3 %

L’avis du Haut Conseil des finances publiques

Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), placé auprès de la Cour des comptes, rend un avis sur les prévisions de chaque projet de budget. Son avis sur le PLF 2027 retient trois points :

  1. Une croissance jugée optimiste. Le 1 % retenu dépasse les prévisions de la Banque de France (0,9 %), de l’OFCE et de Rexecode (0,7 %). L’hypothèse d’une reprise de l’investissement privé est jugée possible mais pas acquise.
  2. Un effort réel mais absorbé. Le HCFP chiffre l’effort à près de 40 Md€, mais la hausse des intérêts en absorbe environ 12 Md€. En structurel, le solde ne s’améliorerait que d’un demi-point de PIB.
  3. Un déficit qui pourrait déraper. Avec les prévisions du consensus, le déficit 2027 avoisinerait plutôt 5,2 % ou 5,3 % du PIB.

Calendrier et étapes au Parlement

Le parcours d’une loi de finances est encadré par la Constitution et la LOLF : 70 jours au total, deux chambres, une commission mixte paritaire. Le détail des règles est expliqué dans notre article sur le vote du budget. Voici la frise du PLF 2027, mise à jour à chaque étape.

  1. Juillet 2026 : rapport sur les plafonds de dépenses transmis au Parlement, comme l’exige l’article 48 de la LOLF.
  2. 1er octobre 2026 : présentation en Conseil des ministres et dépôt à l’Assemblée (texte n° 3210), avec le PLFSS.
  3. 9 octobre : la commission des finances rejette la première partie (les recettes) par 31 voix contre 3, après avoir adopté plus de 200 amendements. Ce rejet n’a pas d’effet juridique : la séance repart du texte du gouvernement.
  4. 13 octobre : début de l’examen en séance publique. Le vote de la première partie, prévu le 20 octobre, est reporté.
  5. 16 au 23 octobre : après son rejet en commission des affaires sociales le 16 octobre, l’Assemblée examine puis rejette le PLFSS en séance ; le Sénat doit l’examiner dans sa version initiale à partir du 9 novembre.
  6. 27 octobre : reprise de l’examen du PLF en séance.
  7. 17 novembre : fin du délai de 40 jours de première lecture à l’Assemblée. À défaut de vote, le gouvernement saisit le Sénat.
  8. Fin novembre à début décembre : lecture au Sénat (15 jours si l’Assemblée n’a pas achevé sa lecture, 20 sinon), puis commission mixte paritaire.
  9. Vers la mi-décembre : fin du délai de 70 jours.
  10. Décembre : saisine probable du Conseil constitutionnel, puis promulgation avant le 31 décembre, ou loi spéciale.

Ce que disent les groupes politiques

Sans majorité absolue à l’Assemblée, le sort du texte dépend des compromis. Les positions ci-dessous résument les lignes défendues par chaque famille politique lors des derniers débats budgétaires, sans les hiérarchiser.

  • Le gouvernement et le bloc central défendent un effort porté surtout par la dépense, sans hausse des grands impôts, pour stabiliser la dette et rassurer les prêteurs dans un contexte de taux en hausse.
  • Les groupes de gauche (socialistes, écologistes, insoumis, communistes) contestent le gel des prestations et la sous-indexation des pensions, et réclament une contribution plus forte des hauts patrimoines et des grandes entreprises.
  • La droite républicaine soutient la réduction du déficit mais refuse les hausses de prélèvements, et plaide pour des économies plus structurelles sur le fonctionnement de l’État et les dépenses sociales.
  • Le Rassemblement national et ses alliés s’opposent à l’effort demandé aux retraités et proposent d’autres économies, notamment sur la contribution au budget européen, les agences de l’État et certaines dépenses liées à l’immigration.

Testez le budget 2027 vous-même

Les arbitrages du PLF 2027 se résument à une question : quelles dépenses freiner, quelles recettes augmenter, et à quel rythme ? Dans Équilibrer, vous partez des 1 672 Md€ de dépenses publiques réelles et tranchez poste par poste. Pour comparer les programmes, la page candidats 2027 met en regard les propositions publiées.

Explorer ce poste : État et ses agences, 592,3 Md€ en 2024

Questions fréquentes

Que prévoit le PLF 2027 ?

Le projet de loi de finances pour 2027, déposé le 1er octobre 2026, vise un déficit public de 5,0 % du PIB, contre 5,4 % attendu en 2026. Le gouvernement chiffre son effort à 54 Md€ par rapport à une évolution spontanée, dont 43 Md€ de mesures nouvelles réparties entre le PLF et le PLFSS.

Le PLF 2027 augmente-t-il les impôts ?

Il ne relève pas les taux des grands impôts, mais il contient des hausses ciblées de prélèvements, chiffrées à environ 17 Md€ par le Haut Conseil des finances publiques. Elles touchent notamment les grandes entreprises, les retraités, certaines niches sociales et les indemnités journalières.

Quand le budget 2027 sera-t-il voté ?

La Constitution et la LOLF laissent 70 jours au Parlement. L’Assemblée dispose de 40 jours pour sa première lecture, dont l’échéance est fixée au 17 novembre 2026 ; le Sénat de 15 à 20 jours ensuite, et le délai total expire environ un mois plus tard, vers la mi-décembre. Si le budget n’est pas adopté à temps, le gouvernement peut demander une loi spéciale, comme en décembre 2024 et en décembre 2025.

Combien coûtera la dette en 2027 ?

Selon le dossier de presse du gouvernement, la charge de la dette inscrite au budget de l’État passerait de 79,2 Md€ en 2026 à 91,2 Md€ en 2027. Cette hausse d’environ 12 Md€ absorbe une large part de l’effort d’économies, souligne le Haut Conseil des finances publiques.

Que contient le PLFSS 2027 ?

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale limite la hausse de l’objectif de dépenses d’assurance maladie (Ondam) à 2 %, soit 278,7 Md€, contre une tendance de 3,4 %. Il prévoit aussi une sous-indexation des pensions au-dessus de 1 260 € par mois et un encadrement des arrêts maladie.

Sources